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Sens du vent 2014

02 AFFICHE SdV 2014

Rédigé par Hélène LANGLAIS


Pilotes dans les starting-blocks : en Paramania, David, Eric, Tristan, Nicolas, Gérard ; en Dudek, José, Richard, Yannick et Hélène ; en ITV, Bruno, Didier et Pierre


Et à l’assistance, une équipe de choc : Fred, Max et Sandrine.


Rendez-vous est donné à 7h au terrain à Oucques pour un décollage à 8h. Avant, chargement des camions, petit café et surtout choix de la destination du week-end. On a une option :

  • partir vers l’est, direction Vannes ;
  • partir plus vers le sud.

C’est Vannes qui est retenu avec une 1ère étape vers la base de Crosmières (l’accueil téléphonique de la base de la Flèche n’est pas enthousiasmant !) : les GPS indiquent une distance de 110 km à peu près, soit deux heures de vol prévues.

Les camions chargés, on se prépare à décoller : on ne peinera pas parce qu’il y a un peu de vent. Pour le bi-place, le décollage s’annonce chaud : ils se préparent à faire un face voile ce qui n’est pas leur habitude mais vu le vent de ce matin, il n’y a définitivement pas d’autres choix… Après 3 ou 4 essais, ils décollent en bons derniers !

Pour les solos, les décollages se font pour tout le monde (sauf Richard qui déteste les face-voiles !) face-voiles, sans difficulté particulière.

Les 1ers mètres sont assez mouvementés mais dès qu’on est dos au vent à une centaine de mètres, ça ne bouge plus et on peut naviguer tranquillement. Plusieurs petits groupes se forment mais la brume nous empêche d’avoir un horizon très dégagé. On se perd assez vite de vue mais on reste en radio. Le vieux couple David-Eric nous amuse bien avec la question la plus fréquente : on est où là ?!!! Ils monopolisent presque la fréquence !

Tout le monde papote à la radio, tout le monde est bien détendu. Ça commence bien !

On avait convenu de se diriger vers Vendôme, de passer par le nord de la ville puis de longer le Loir : c’est ce que feront certains. D’autres montent davantage vers le Nord en suivant les traces GPS. On survole des paysages qu’on connaît bien avec beaucoup de terrains agricoles parsemés de haies. Il y a de quoi se vacher !

Au bout d’une heure de vol, on arrive au-dessus de la forêt de Bercé. On entend à la radio que la question de l’essence se pose pour le bi-place… Yannick essaie de prendre le réservoir en photo mais le soleil, qui est dans leur dos, ne permet pas de prendre une photo lisible !

La solution est de faire appel aux copains. Nicolas et Gérard regardent et leur indiquent qu’il reste un tiers d’essence dans leur réservoir, puis un petit litre, puis un demi-litre. Ils décident de se poser avant la panne sèche. Ça a plusieurs avantages : non seulement de choisir un beau terrain sans précipitation, sans vache et sans clôture mais aussi prêt d’une route pour faciliter le travail de la récup !

Dans un élan de solidarité, Gérard et Nicolas se posent avec pour voir comment ils peuvent leur refiler de l’essence mais c’est aussi l’occasion de faire une pause-pipi tant appréciée par Gérard !!! Après examen, il leur faudrait 3 litres pour repartir mais ce serait démunir totalement Nicolas et Gérard ! Ils appellent donc le téléphone du club et envoie leurs coordonnées GPS à l’assistance.

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Pour les autres, on commence à entendre qu’ils s’approchent sérieusement du terrain mais il n’a pas l’air facile à trouver ! Finalement, Eric informe tout le monde que tous les équipages sont là sauf Didier qu’ils n’ont ni à la radio, ni en visu… Perdu !


Du « côté bi-place », les deux camions arrivent au bout d’une heure, avec…Didier ! On est au complet. Son GPS l’a induit en erreur et il n’a pas pu aller jusqu’au terrain. Perdu, il a préféré se poser et est tombé tout de suite sur l’assistance ! Ou le contraire ! Quelle organisation !


On charge et direction, le terrain mais en camion. Belle piste de 400 mètres de long, avec une dizaine de paramoteurs bien rangés en ligne et leurs pilotes qui papotent ! Ça sent un peu fort : on apprendra que le propriétaire élève des porcs en bio ! Ceci explique cela !


Il faut commencer l’installation de notre déjeuner. On investit la piste.


Au moment de sortir l’apéritif, le propriétaire de la base, Philippe, vient nous souhaiter la bienvenue. Il est ravi que sa base accueille des paramoteurs : c’est ça l’esprit ULM ! Il est embêté parce qu’il avait promis de nous payer un café mais a eu un imprévu ! Tant pis pour le
café, on lui paie l’apéro ! Sa femme, Roseline, nous rejoint. Ce couple, volant en pendulaire, est tellement sympa qu’on les invite tout naturellement à déjeuner avec nous.

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Le repas est excellent et la rigolade au rendez-vous ! Mais tout le monde attend le moment de la sieste. Pour certains, ce sera pour tout de suite ; pour d’autres, ce sera après une visite du hangar où se trouve le pendulaire de Philippe. Mais tout le monde l’apprécie…sauf Yannick qui fait le pitre !

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Au réveil, on est inquiet du vent qui souffle encore assez fort à 17h. On se donne jusqu’à 19h pour partir ce qui nous fait vers 20h30 à la base prochaine : Pouancé, avec 80 km à parcourir.
On patiente, on patiente !

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Et d’un seul coup, le vent tombe. On ne se fait pas prier pour préparer nos matériels : habillage (on risque de ne pas avoir chaud là-haut !), préparation des moteurs et étalement des voiles.

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Comme il y a du vent, les pilotes décollent comme des fleurs, sauf Richard qui – définitivement – n’aime pas les face-voile ! Il a l’air stressé…Le bi-place est plus confiant que ce matin. Sandrine qui prend des photos a l’air plus stressé que Yannick et Hélène réunis !

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Tout se déroule bien. C’est parti pour 80 km. Avant de partir, on a compté entre 8 et 12 châteaux à voir sous nos pieds. Et bien, on ne va pas être déçu ! On découvre non seulement des châteaux mais aussi de vieilles demeures et des fermes logées dans de vieilles bâtisses un peu partout.


Les rivières de la Sarthe puis de la Mayenne sont de bons repères de navigation.

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En traversant la Mayenne à Daon, on passe au-dessus de structures gonflables mais dégonflées : ça fait de belles tâches de couleur sur l’herbe bien verte qui nous donneraient bien envie de faire une petite PA. Mais on renonce !!! Après, toujours à Daon, il y a un port de plaisance : ça donne un véritable aire de vacances à ce petit village !

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Plus on avance, plus le paysage est composé de près avec vaches et chevaux, entrecoupés de haies. Et plus on avance, plus il y a des chevaux et de petits hippodromes d’entraînement. C’est assez plat mais ça se vallonne d’un seul coup après avoir passé la Mayenne. Le paysage est très beau, surtout avec le soleil que l’on voit se coucher : on file plein est !


Nico et Gérard, au bout d’une heure de vol, surveillent le réservoir du bi-place qui, cette fois, va arriver au bout ! Ça va le faire ! Et après être passé à côté d’une immense ferme en construction et d’une immense carrière (ils voient les choses en grand les gens d’ici !), on aperçoit le terrain. Toute la troupe est arrivée sauf Richard qui est, en principe, dernière nous.


Richard ayant décollé le dernier, on se dit qu’il va arriver : on l’a aiguillé à la radio, en plus de son GPS. Mais on trouve curieux qu’il n’arrive pas à nous rattraper. On comprend mieux pourquoi en quelques minutes : la personne qui nous accueille est au téléphone avec un pilote de la base qui lui indique qu’un paramoteur se dirige trop vers l’est… Effectivement, David ou Tristan le repère au loin, en direction des éoliennes ! Ah d’accord : c’est pour ça qu’il ne nous rattrapait pas !!!


On le capte à la radio et on lui dit de faire demi-tour. Mais il est 100% confiant en son GPS : il ne comprend donc pas pourquoi on lui demande de faire demi-tour. Il faut l’autorité de Nicolas pour qu’il se retourne. On craint que le vent qu’il va avoir de face soit trop fort et l’empêche de rentrer. De loin, il nous semble pourtant bien avancer.


David et Tristan redécollent pour venir au devant de lui : d’abord pour être sûr qu’il arrive à bon port et aussi pour ne pas qu’il se décourage (ça peut arriver !). Mais il progresse bien ! Même s’il recommence à dériver trop vers notre gauche : on lui signale mais nous dit voir nos hangars. Mais ce ne sont pas les bons !!! Mais en suivant nos indications, il reprend le bon cap et Tristan et David l’escortent. Il arrive à bon port…un peu décontenancé par son GPS !

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Juste au même moment, les 2 camions de l’assistance arrivent. Trop fort la coordination ! Ils sont forts parce qu’arrivés en même temps, il ne faut pas perdre de temps : merci à eux !


Le matériel est replié et on se dirige tous vers les hangars et le club-house. On nous a laissé les clés. Conséquences : pas besoin de monter le barnum, ni les tentes ! En plus, il y a toilettes et douche. Le grand luxe ! et quel gain de temps ! On va en plus dormir à l’abri, sans l’humidité. Bref, la joie et la bonne humeur règnent !

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L’apéritif nous est offert par Sandrine pour ses 25 ans. Bon anniversaire ! Puis Eric, Tristan et David nous montrent les vidéos de leur stage SIV. Et ben, tu parles d’une bande de cascadeurs ! Ça fiche les jetons… Mais il est grand temps de passer à table pour ne pas se coucher trop tard.

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Lever prévu à 7h le lendemain. Et l’objectif de la navigation sera le golf du Morbihan, sur la base de Surzur au sud de Vannes : 110 km à parcourir ! Aïe pour le bi-palce mais Gérard est d’accord – à condition qu’il y ait un peu de vent – de leur emmener 5 litres en plus pour ravitailler en cours de route. C’est-y pas sympa ça !


Après le petit-déjeuner et le rangement, il est l’heure de se préparer. Le vent a l’air un peu fort mais on est confiant. David décolle en 1er et les 1ers mètres sont rock’n roll. Eric et Bruno le suivent. Mais le vent semble s’être renforcé… Eric nous indique que les conditions ne sont pas très bonnes en l’air et on voit Bruno faire demi-tour. On attend… Que doit-on faire ?
Tristan et Gérard décollent à leur tour mais le reste de la troupe est dubitative.

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Après réflexions, la décision est prise de rester au sol.


Après avoir replié tout le matériel et ranger les camions, nous voilà partis en convoi vers Surzur pour récupérer nos trois pilotes courageux. Alors comment dire ?... Vous verrez sur les photos, le rangement, ça rend fou !!!

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On ne sera pas en avance à la base ! La mise en marche a pris du temps !


Au bout d’une heure de route, un coup de fil nous indique que les trois sont arrivés à bon port, sans encombre. Ils nous diront à notre arrivée que selon Gérard, ça a bougé un bon tiers du voyage… Pour David et Tristan, c’est surtout les problèmes mécaniques du moteur de David
qui les ont préoccupés pendant le vol !


Pour le groupe dans le camion de Nicolas, conduit par Fred, c’est un peu l’aventure avant d’arriver au terrain… Le GPS nous indique un chemin qui s’avère être impraticable et pour faire demi-tour, c’est compliqué ! Il faut souligner que tout le monde garde son sang-froid et le travail d’équipe paie pour un demi-tour dans les règles !

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A Surzur, on a un comité d’accueil qui est certes content de nous voir mais qui est surtout là pour nous faire signer une pétition contre les sangliers. La majorité signe ce papier : si ça peut leur rendre service, ça ne fait de mal à personne.

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Mais il est déjà 13h30 et on doit déjeuner avant de reprendre la route. On trouve une crêperie.


Le service est très rapide et nous voilà sur la route du retour : 5h de route à prévoir quand même !

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Mais l’ambiance dans les camions nous fera vite oublier les kilomètres même si on est ravi de reconnaître la route à l’approche d’Oucques.

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Le camion de Nico va moins vite que celui de Max (la conduite de Fred est aussi plus cool que celle de Max !). Malgré cela, à la surprise générale, on arrive tous en même temps à Oucques. L’équipe du camion de Max a pris, si on a bien compris, plusieurs raccourcis !

Encore un top week-end, avec un petit regret pour le vol du dimanche matin ! En tout cas, vivement le prochain !


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